Mont Toulon, mont Saint-Jean


Accueil | Remonter

Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : samedi, 14. février 2004 

Ces deux collines, à une quinzaine de kilomètres au nord de Nancy, furent fortement concernées par la bataille du grand Couronné.
Après septembre 1914, le front s'établit au pied de ces hauteurs et malgré une relative tranquillité jusqu'à la fin de la guerre de nombreux régiments viendront tenir le secteur.

Géographie des lieux

Le mont Toulon

Il s'agit d'une petite colline conique qui culmine à 374 m entre la vallée de la Natagne, affluent de la Moselle, et la plaine de la Seille. Autrefois un château féodal coiffait ce mont qui fut toujours un observatoire privilégié sur la région.

La ligne de crêtes du Grand Couronné interdit à cette dernière de se jeter dans la Moselle dans le secteur ce qui l'oblige à remonter loin au nord, avant de trouver un passage vers l'ouest où elle finit par rejoindre la Moselle à Metz. Les pentes sont désormais cultivées sir 360° et seule le sommet abritant la fortification est restée en l'état.

Un bois envahit la crête, une surface ovalisée de 50 x 80 m environ, encerclée d'un fossé périphérique creusé probablement entre 1913 et 1914 et situé une dizaine de mètres plus bas.


Vue sur Nomeny depuis les pentes nord
du mont Toulon

Le fossé périphérique

 

 

Les six clichés ci-dessus, vestiges des fortifications
légères engagées juste avant la grande Guerre

Le mont Saint-Jean

Cette position, voisine immédiate du mont Toulon, était plus stratégique. De forme plus allongée, elle présente deux extrémités élevées, au sud-est on atteint près de 350 m, la pointe nord-ouest surplombe de mont Toulon de ses 396 m.


Le mont Saint-Jean vu
des pentes nord du mont Toulon
 

Un peu de géologie
Les monts du Grand Couronné sont essentiellement des buttes témoins. Elles sont dues à l'érosion appliquée à un relief de type monoclinal où les couches de terrain sont peu pentues. Avec le temps les couches dures s'érodent et de temps à autres un îlot plus résistant protège les terrains sous jacent alors que dans les environs l'érosion fait reculer les fronts des côtes. Ces lambeaux résiduels sont nombreux dans la région, la butte de Montsec est également une butte témoin. Ici, la couche d'argile était protégée par du calcaire à polypiers un peu plus dur qu'aux environs.


Accueil | Remonter