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Ces deux collines, à une quinzaine de kilomètres au nord de
Nancy, furent fortement concernées par la bataille du grand Couronné.
Après septembre 1914, le front s'établit au pied de ces hauteurs et malgré
une relative tranquillité jusqu'à la fin de la guerre de nombreux régiments
viendront tenir le secteur. |
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Géographie des lieux
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Le mont Toulon
Il s'agit d'une petite colline conique qui culmine à 374 m
entre la vallée de la Natagne, affluent de la Moselle, et la plaine de la
Seille. Autrefois un château féodal coiffait ce mont qui fut toujours un
observatoire privilégié sur la région.
La ligne de crêtes du Grand Couronné interdit à cette dernière de se
jeter dans la Moselle dans le secteur ce qui l'oblige à remonter loin au
nord, avant de trouver un passage vers l'ouest où elle finit par rejoindre
la Moselle à Metz. Les pentes sont désormais cultivées sir 360° et seule le
sommet abritant la fortification est restée en l'état.
Un bois envahit la crête, une surface ovalisée de 50 x 80
m environ, encerclée d'un fossé périphérique creusé probablement entre 1913
et 1914 et situé une dizaine de mètres plus bas. |

Vue sur Nomeny depuis les pentes nord
du mont Toulon |

Le fossé périphérique |

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Les six clichés ci-dessus, vestiges des
fortifications
légères engagées juste avant la grande Guerre |
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Le mont Saint-Jean |
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Cette position, voisine immédiate du mont Toulon, était
plus stratégique. De forme plus allongée, elle présente deux extrémités
élevées, au sud-est on atteint près de 350 m, la pointe nord-ouest surplombe
de mont Toulon de ses 396 m. |

Le mont Saint-Jean vu
des pentes nord du mont Toulon |
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Un peu de géologie
Les monts du
Grand Couronné sont essentiellement des buttes témoins. Elles sont dues à
l'érosion appliquée à un relief de type monoclinal où les couches de terrain
sont peu pentues. Avec le temps les couches dures s'érodent et de temps à
autres un îlot plus résistant protège les terrains sous jacent alors que
dans les environs l'érosion fait reculer les fronts des côtes. Ces lambeaux
résiduels sont nombreux dans la région, la butte de Montsec est également
une butte témoin. Ici, la couche d'argile était protégée par du calcaire à
polypiers un peu plus dur qu'aux environs. |