Toul (54)


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Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : lundi, 15. mars 2004 

La ville

Toul,Tullum capitale des Leuques sur la Moselle, à 30 kilomètres de Nancy à l'est de Nancy et, à la même distance de Pont-à-Mousson au Nord-Est, tire son nom vraisemblablement de tul (tour). Une autre origine est possible, tol (source), mais elle ne trouve que peu d'échos.

La ville, sur la voie prétorienne, axe romain reliant Lyon à Trèves,  était au III° siècle  l'une des quatre métropoles de la Petite -Belgique. Avec la christianisation elle devînt, avec Verdun et Metz, l'un des fameux trois évêchés.
Saint Euchaire, Saint Loup, l'amiral de Rigny et le maréchal Gouvion-Saint-Cyr sont nés ici.

Le monument aux morts

L'ensemble des monuments se trouve à l'extérieur des remparts de la Ville

           
 

Le centre de cet édifice est le monument aux victimes du siège de 1870-1871 qui s'élevait auparavant sur l'Esplanade, baptisée cours Alsace-Lorraine, puis aujourd'hui Cours Raymond Poincaré


Toul fut l'objet d'un siège sévère lors de la guerre de 1870

Le monument initial a été érigé en 1875 à la mémoire des victimes du siège de Toul

Deux frontons gravés du nom des soldats Toulois victimes de la Grande Guerre sont placés de part et d'autre

Des plaques à la mémoire des victimes de la seconde guerre mondiale et des guerres d'Indochine ont été apposées ultérieurement.


Détail d'un fronton


Plaque à la mémoire des aviateurs français
tombés lors de la grande guerre, on y trouve, entre autres, le sénateur et docteur Reymond.
(voir le site de Jean-Marie Picquart)


Cette vue a été prise au plus tard en 1906.

Ce cliché est probablement encore plus ancien, la végétation semble moins touffue

Le monument de l'aviation.

Cette statue, sur le cours d'Alsace-Lorraine, ancienne Esplanade et aujourd'hui cours Raymond Poincaré, et inaugurée en 1929, est due au sculpteur Bertrand Bouted. La stèle portait 3 noms, celui du lieutenant Boncourt tombé en service le 14 avril 1912, du sénateur Reymond mort pour la défense de Toul le 22 octobre 1914 et enfin du major Lufbery le 29 mai 1918 abattu pour la même cause.
Ces noms sont repris sur la plaque commémorative du monument actuel.

Ce monument, acheté par Monsieur Albert Denis, Maire de Toul, fut emporté par les Allemands en 1940 et probablement fondu.

Le monument à la mémoire des résistants Toulois 1939-1945

Les monuments du cimetière civil
Carré militaire français  

Au premier plan il s'agit essentiellement de militaires tombés au cours de la Grande Guerre


Défenseurs du siége de Toul

Au pied de cette croix reposent 31 militaires ou gardes nationaux morts victimes du siège de Toul en 1870

Monument du souvenir français et ossuaire militaire


La plaque blanche au pied de ce monument émane du souvenir français et l'on peut y lire :

 La Patrie
garde pieusement le souvenir de ses enfants
Officiers et Militaires de tous grades
dont les ossements demeurent ici confondus
pour toujours par l'égalité dans la mort
2 NOVEMBRE 1910
A NOUS LE SOUVENIR A EUX L'IMMORTALITE

Sous le monument se trouve un ossuaire recueillant les ossements des militaires tombés lors de la guerre de 1870. Le socle de pierre est surmonté d'une statue de bronze. Cette statue, signée par Millet-Marcilley, représente une femme tenant, dans la main droite un drapeau enroulé, dans la main gauche un rameau. Elle a, à ses pieds, un fusil, une épée, un casque, une hache, une ancre et un canon. il s'agit de la représentation de la République, restaurée  après la chute du Second Empire suite à la défaite de 1870 contre la Prusse. Elle symbolise la France en deuil (drapeau en berne) de l'Alsace-Lorraine suite à cette guerre dont il fallut payer l'indemnité du vaincu, 5 milliards de francs or.
Ce monument commémore également le souvenir des morts de cette guerre, dont les marins perdus en mers pour lesquels le souvenir français tînt particulièrement à honorer la mémoire.

(avec l'aimable collaboration des services municipaux de la Mairie de Toul
et notamment de M Michel que je remercie ici profondément pour les recherches effectuées aux archives de la ville.)

Carré FFI

a la mémoire
d'un groupe de FFI
MORTS pour
la libération
septembre 1944


Aux victimes du nazisme

En mémoire des déportés morts en camps

Autres tombes

Autres tombes de soldats français tombés lors de la grande Guerre

Tombe d'Alfred Apiche, tombé à Gravelotte le 16 août 1870

Le carré allemand au cimetière civil

clichés à prendre  

Août septembre 1870 - le siège de Toul

Toul fut bombardée tous les jours du 14 août au 23 septembre. Certains journées la ville reçut 1 500 projectiles et le 23 septembre connut l’apocalypse avec le tir continu de 93 pièces d'artilleries durant 8 heures.

La guerre de 1870 a ceci de particulier qu’elle préfigurait les guerres « modernes » dans l’horreur en ne respectant plus certains usages du passé. Les officiers prisonniers n’y furent pas traités avec de réels égards et subirent souvent l’internement et le traitement des blessés fut encore plus qu’auparavant avec la disparition de la trêve des brancardiers.

Les villes assiégées (voir note ci-dessous) subirent des bombardements bien plus marqués que dans les conflits antérieurs. Toutes durent souffrir de canonnades sévères, Strasbourg, par exemple, bombardée sans relâche, n’était que ruines à sa capitulation et Paris fut visée malgré l’absence de cibles militaires.

Seules Sedan et Metz furent épargnées. La première du fait de la reddition rapide de l'armée française et Metz qui, malgré un blocus de plus de 2 mois, n’endura pas de bombardement lourd car Bismarck envisageant des pourparlers avec Bazaine n'avait aucun intérêt à obliger ce dernier à tenter une sortie désespérée.

Quelques personnages de cette époque


Albert Denis
conseiller général de M&M, député de Toul de 1911 à 1914, fut maire de 1898 à 1914 puis de 1925 à 1929.


Gustave Chapuis,
député de Toul de 1893 à 1911, fut le maire de la ville pendant la Grande Guerre, de 1914 à 1919.


Charles Balandier, à la gauche de l'animal, sans moustache et habillé d'un pull foncé, est un employé municipal des abattoirs, mobilisé au 353ème RI (Régiment de réserve), il fut tué dans les combats de Lironville en septembre 1914.

La gare de Toul
Vue de 2003 de cette gare qui vit tant d'hommes débarquer du train pour monter en ligne sur le front de Lorraine

Autres photographies anciennes


Parade avec pont de bateaux du 30e bataillon du Génie


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