Saint-Dié-des-Vosges (88)


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Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : mardi, 14. novembre 2006

La ville

La Meurthe traverse la cité nichée à 338 mètres d’altitude au pied du massif de l'Ormont. Riche de nombreux sentiers balisés dans de magnifiques forêts communales, ce chef-lieu d'arrondissement compte aujourd’hui 23 699 habitants, les Déodatiens, en hommage à Saint-Déodat, qui fonda la ville en 669.

La ville, occupée du 26 août au 11 septembre 1914, fut libérée par les combats de la Chipotte et du Grand Couronné. En permanence à la proximité immédiate du front, elle subit de nombreux bombardements et reçut sa première Croix de guerre de la part du président Raymond Poincaré.

A nouveau occupée du 22 août 1940, Saint-Dié souffrit terriblement de la seconde guerre mondiale notamment en 1944 où elle fut totalement incendiée et détruite avant d’être libérée le 24 novembre. Le 9 juillet 1950, la ville reçut la Légion d'honneur et sa seconde Croix de guerre.

Le monument aux morts
Situation : au centre ville au bord de la Meurthe


Les troupes allemandes récupérèrent les statues de ce monument de Ch Desvergnes 
durant  la  seconde  guerre  mondiale pour en récupérer le métal.
Resté en l'état depuis cette époque, il a  perdu de sa splendeur passée.


Merci à Jean Michel H. pour cette carte postale

Jules Ferry

Jules Ferry est né ici à Saint-Dié le 5 avril 1832 et y passa son enfance jusqu'en 1846. Apres avoir obtenu son baccalauréat en 1851 et suivi des études de droit, il s’inscrira au barreau de Paris. Opposant au Second Empire il réclamera la séparation de l’Église et de l’État laquelle n’interviendra que bien après sa mort. Elu député de le 6ème circonscription de la Seine en 1869, Jules Ferry aura une vie politique bien remplie. Tour à tour ministre de la Défense nationale, maire de Paris, « Ferry famine » sera élu député des Vosges le 12 février 1871. Un temps préfet de la Seine il démissionnera juste après la répression sanglante de la Commune de Paris et occupera ensuite la fonction d’ambassadeur à Athènes. Il reviendra à la vie politique comme ministre de l'Instruction Publique en 1879 après l'élection de Jules Grévy dans le gouvernement Waddington où il aura à coeur de laïciser manuels et livres scolaires. Président du Conseil à partir du 25 septembre 1880 il sera fustigé par les républicains les plus durs, Clemenceau en tête, pour son manque d’esprit revanchard envers l’Allemagne. Battu par Sadi-Carnot lors de l’élection à la présidence de la République du 3 décembre 1887, farouche opposant au boulangisme, il sera victime d’attentats dont un lui laissera quelques séquelles. Président du conseil général des Vosges puis sénateur en 1891, Jules Ferry décèdera à Paris le 17 mars 1893 d’une crise cardiaque. La Troisième République l’honorera de funérailles nationales, sa dépouille repose dans le cimetière de sa ville natale.

 

Nécropole nationale "Les tiges"


L'Etat, par le biais du Ministère des Anciens Combattants
 et Victimes de Guerre entretient à perpétuité dans les Vosges
les sépultures des 10 nécropoles nationales suivantes :
Ban-de-Sapt "La Fontenelle", Bertrimoutier,
Epinal, Ménil-sur-Belvitte, Neufchâteau, Rambervillers,
Saint-Benoît-la-Chipotte, Saint-Dié "Les Tiges", Saulcy-sur-Meurthe et Senones


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