Nancy (54)


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Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : dimanche, 29. avril 2007 

La ville (probablement la plus belle ville du monde après Pont-à-Mousson)

Population (1990) : 99 350 habitants, les nancéiens

Située sur la rive gauche de la Meurthe à quelques kilomètres en amont du confluent avec la Moselle, Nancy, chef-lieu du département, est le centre d'une région de nouvelles technologies et d’industries traditionnelles : métallurgie, fonderies, constructions métalliques, aciéries sans oublier bien sûr l'exploitation du sel gemme.

Après le déclin de la métallurgie, la ville su devenir dès 1977, le 3e technopôle français. Implanté à Nancy-Brabois, ce pinacle de la recherche réunit plus de 2 800 chercheurs répartis en près de 300 espaces de recherche.

Résidence des ducs de Lorraine, Nancy vit la défaite de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, tué par les troupes du duc de Lorraine René II. De 1633 à 1712, la ville fut à plusieurs reprises aux mains des Français puis le duché de Lorraine revint à Stanislas Ier Leszczynski. En 1737 ce dernier en y installant sa cour en fit l'une des plus remarquables d'Europe. A la mort de Stanislas, la ville devînt française (1766)

Nancy fut occupée par les Allemands pendant plusieurs années, lors de la guerre de 1870-1871. En août 1914, le général Castelnau brisa l'offensive allemande et sauva la ville qui se trouvait en avant du système défensif Seré de Rivières.

Le monument aux morts de la Grande Guerre (au cimetière du sud)


Le carré militaire en avant du monument

Les autres monuments aux morts du cimetière du sud


Monument du 8°RA


Monument à la mémoire du sergent Blandan et 26°RI


Monument dédié aux victimes civiles de la Grande Guerre

La statue du Sergent Blandan (angle avenue du Général Leclerc et rue du Sergent Blandan)

Le sergent Pierre Hippolyte Blandan est né le 9 février 1819 à Lyon. A 18 ans, il s’engagea au 8ème de ligne et rejoindra l’année suivante à Nancy le 26ème de ligne (26ème Régiment d'infanterie) le 28 février 1838. Nommé sergent 4 ans plus tard, Pierre Hippolyte Blandan participait avec son régiment à des actions militaires en Algérie, dans les provinces d'Alger et d'Oran, pour permettre le ravitaillement des places.

Le 11 avril 1842 une estafette partit de Boufarik pour Blida avec pour toute escorte un maigre détachement placé sous les ordres du sergent Blandan. Ils tombèrent dans une embuscade prés du ravin de Beni-Mered où chacun défendit chèrement sa vie à l'exemple du sergent Blandan qui tomba en haranguant ses camarades « Courage, mes amis ! Défendez-vous jusqu'à la mort ! ». Il mourut à l’âge de 23 ans dans ce piège qui tua ou mit hors de combat dix-sept braves malgré l’arrivée de quelques renforts. Cette affaire émut fortement l’opinion.

Une colonne commémorative fut érigée à Beni-Mered, une stèle fut dressée à l’endroit même du combat (qui devint un lieu de pèlerinage pour le 26ème) et, en 1885, la Ville de Boufarik érigea une statue en l'honneur du sergent Blandan avec l’aide financière des communes françaises de Nancy et Toul.

La statue, due au sculpteur Charles Gauthier et abritant les restes du sergent Blandan, trôna en plein centre ville, au carrefour de la route d'Alger à Blida, durant 75 ans jusqu’à la proclamation de l'Indépendance de l'Algérie en 1962. Lors du départ des troupes françaises d'Algérie, la statue fut démontée et ramenée à Nancy où elle fut inaugurée le 14 décembre 1963 dans la cour de la caserne Thiry. Le 7 avril 1990 la statue fut de nouveau déplacée pour rejoindre son emplacement actuel

Merci au Colonel Marcel Hauteja pour son excellent article http://afn.collections.free.fr/pages/24_blandan.html

 

Le mémorial Afrique du Nord 1952-1962 (Nancy-Thermal rue Blandan)


Ce
mémorial, inauguré le 16 janvier 2004, est érigé sur un espace aménagé sur le parking des piscines Nancy-Thermal en face de l’Hôtel du Département.

Il semble que l’initiative de ce projet revienne aux villes de Frouard et de Nancy ainsi qu’à l’Association des Maires qui tous ont souhaité qu’un monument soit érigé en Meurthe & Moselle en hommage aux 358 Meurthe-et-Mosellans victimes des combats en Afrique du Nord entre 1952 et 1962. Le projet, piloté par l’Association de Meurthe-et-Moselle du Mémorial AFN 1952-1962, créée pour l’occasion (et regroupant ACPG, AMC, FNACA et UDAC), fut estimé à 122 000 € en 2003.

Le Conseil Général de Meurthe & Moselle a contribué à hauteur de 45 735 € et la ville de Nancy prit en charge les aménagements du site pour une somme équivalente et mit également le foncier à disposition. Le financement du solde de l’opération fut assuré par une contribution de 0,15 € par habitant du département, versée par chaque commune. Ainsi Frouard participa à hauteur de 1 056 €, Villers la Montagne pour 198 € et Villers-lès-Nancy pour 2406 €.

 

Le mémorial Désilles

Situation : à l'extrémité nord du cours Léopold. La porte Désilles est le lieu de mémoire commun à tous les enfants de la ville morts pour la France au cours de l'histoire.

Il est regrettable que le flot de véhicules en tous genres, à pétrole notamment, rende dangereux le simple fait d'aller se recueillir à cet endroit.

 


Ville de Nancy
A tous ses enfants
morts pour la France
au cours de son histoire

La Lorraine et l'Alsace retrouvée

Monument situé sur la Place André Maginot

Nancy sous les obus du Gros Max

Cet obusier de 380 mm, installé à Hampont (57), était un Krupp type SK-L/45 Max, avec sa portée de plus de 35 km. Il tira 147 coups sur Nancy et Lunéville entre le 1 janvier 1916 et le 17 janvier 1917. Ses obus, chargés de plus d'un quintal d'explosifs, avaient pour mission d'affoler les civils et saper le moral français. Souvent confondu avec la Grosse Bertha, un engin similaire plus puissant qui tirait sur Paris distant de 120 Km, ce sont les Nancéiens qui le surnommèrent le Gros Max. Les obus tirés en 12 mois et demi firent, sur Nancy et banlieue, 28 morts, 74 blessés et ravagea de nombreux bâtiments. Le "Gros Max" devînt muet à compter du 17 janvier 1917 et fut replié discrètement.

Charles de Foucauld

Le fameux soldat missionnaire au service de l'Empire français est né à Strasbourg en 1858. Il fut assassiné par des Touareg à Tamanrasset le 1er décembre 1916.
La maison sise au 13 de la rue du Manège à Nancy lui servit de logis entre 1871 et 1876.

Rue du manège, la maison fait l'angle avec la rue des Tiercelins
et abrite aujourd'hui un établissement scolaire privé.

Le colonel Driant

Mort le 22 février 1916 au bois des Caures, point avancé du front de Verdun, le vaillant colonel fut député de Nancy. La ville a donné son nom à l'une de ses places où figure une plaque commémorative.


Place du colonel Driant, la plaque est au fond à gauche


Coïncidence, la rue du Manège abouti cette place.

La France accueille la Lorraine (1766)

En 1738, le traité de Vienne attribua le duché de Lorraine à Stanislas Ier Leszczynski (1677-1766), ancien roi de Pologne et beau-père de Louis XV qui avait épousé sa fille Marie Leszczynska en 1725. À la mort de Stanislas, en 1766, le duché revint à la couronne française et l'intégration de la Lorraine à la France fut entérinée sous la Révolution.


Cette place au coeur de Nancy est d'un calme bien reposant dans le fracas de la cité
des Ducs de Lorraine

Mariage réussi de la pierre et du bronze

L'écu central allie la fleur de lys (royaume de France) à la croix de Lorraine.

Le chérubin porte un écu soulignant le caractère définitif de cette union
que l'on peut traduire par "unis à jamais par le traité d'alliance".
L'année 1870 faillit bien démentir cette affirmation.
La place Stanislas

Bien que cela n'ai rien à voir, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer quelques clichés de la célèbre place inscrite au Patrimoine de l'Humanité.

La place vue de la rue Héré

Stanislas tournant le dos
A gauche, la fontaine de Neptune
A l'arrière plan, la flèche de St-Epvre
A droite, la rue Héré et la porte du même nom, Emmanuel Héré fut l'architecte du site.

La fontaine de Neptune,
ensemble et détails


La place en 1912 vue depuis la rue des Dom

 

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