Metz (57)
Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : mercredi, 29. septembre 2004
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La ville |
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Le chef-lieu du département de la Moselle, bâti sur un tertre de faible hauteur au confluent de la Moselle et de la Seille, est au carrefour du sillon mosellan, axe nord-sud majeur en Lorraine, et sur les voies est-ouest reliant Paris à Strasbourg et à l'Allemagne. Cela lui a toujours valu un fort développement traduit par un nombre important d'habitants depuis longtemps. |
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- 100 |
20 000 |
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1866 |
54 820 |
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1875 |
46 875 |
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1990 |
119 594 |
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1999 |
123 776 |
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Le monument aux morts |
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Situation : Place Gallieni
François Niclausse Né à Metz en 1879, sculpteur membre de l'Académie des beaux-arts fut élève de Ponscarme et de Thomas. Professeur à l'Ecole des arts décoratifs puis à l'école des beaux-arts, François Niclausse est décédé à l'âge de 79 ans en 1958. |
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Le Poilu de Hannaux Ce monument érigé en 1922 était situé sur l'Esplanade.
Emmanuel Hannaux Cet autre Messin né en 1855, dit "le sculpteur attitré de la cité messine" fut élève de Dumont, Thomas et Bonnassieux. Second Grand prix de Rome en 1880 et médaille d'honneur en 1903. Il est, entre autres, l'auteur du monument de Noisseville et du premier Poilu de l'Esplanade de Metz. |
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Metz, la grande place fortifiée du Monde (voir également Fortifications) |
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Petit rappel sur la naissance de Metz et de la Lorraine
Metz existait déjà en 3000 avant JC. Elle était la
principale ville celte du peuple des Médiomatriques, d'où elle doit son nom,
Mediomatrices, Mettis, puis Metz. Divodorum sous les Romains c'était déjà un point stratégique.
La ville possède un nombre considérable de
vestiges romains et l'importance de l'amphithéâtre du Sablon a permis de
déterminer qu'elle comptait déjà près de 20 000 âmes. Mais sans remonter à l'origine
des temps, on peut poser un premier jalon en 843, date à laquelle le
Traité de Verdun règle la succession de Charlemagne. Trois domaines
politiquement indépendant sont créés : A la fin du Moyen-Âge, la région est largement fragmentée entre les possessions princières comme le Duché de Lorraine, les propriétés ecclésiastiques telles l'Evêché de Metz ou encore les républiques urbaines comme Metz. Cependant toutes ces entités ont pour point commun de prêter serment au Saint Empire Romain Germanique, lequel, comme son voisin et ennemi le Royaume de France, convoite ces territoires. A noter que le Roi de France, Louis XI, prend le parti lorrain et met fin à la soif de conquêtes de Charles le Téméraire, Nancy est sauvée en 1477. Au XVIe siècle les Habsbourgs reconnaissent l'indépendance du duché de Lorraine par le traité de Nuremberg, et le roi de France y accroitt son influence en s'emparant en 1552, suite au siège de Metz opposant Charles Quint à Henri II, des Trois Evêchés de Metz, Toul et Verdun. C'est l'occasion pour le Royaume de France de bâtir la citadelle de Metz en renfort de ses frontières de l'Est. Il faut attendre près d'un siècle, 1648, pour voir cette décision officialisée sous le règne de Louis XIV (Traité de Westphalie). Les défenses de la ville sont encore renforcées par Vauban qui dira au Roi Soleil : « Les places fortes de votre Majesté défendent chacune une province, Metz défend l'État ». Le traité de Ryswick en 1697 redonne son indépendance à la Lorraine et en 1738, le traité de Vienne attribue le duché de Lorraine à Stanislas Ier Leszczynski (1677-1766), ancien roi de Pologne et beau-père de Louis XV qui avait épousé sa fille Marie Leszczynska en 1725. À la mort de Stanislas, en 1766, le duché revient à la couronne française et l'intégration de la Lorraine à la France est à nouveau entérinée sous la Révolution Après quelques décennies de calme durant lesquelles la France militarise ses nouveaux territoires, la période chahutée 1789-1815 survient, remaniant à nouveau les frontières. C'est la Révolution qui va dessiner les quatre départements lorrains : Moselle - Meurthe - Vosges - Meuse. Metz centre de la région fortifiée de la Moselle "Moselstellung" La phase française 1865-1870 Que de vicissitudes pour notre Lorraine, mais c'est encore la Moselle et Metz qui subirent le plus de tourments. La fin du XIX le début du XXème siècles verront encore bien des bouleversements. Par ses réussites, sur le Danemark en 1804 et sur l'Autriche en 1866 notamment, la Prusse devient un voisin gênant pour la France qui renforce encore une fois ses frontières orientales. Défendues par les vétustes ouvrages construits par Vauban et complétés par Cormontaigne à partir de 1728 (double couronne de Bellecroix et tête de pont de la Moselle), elles n'auraient pas résistées à un assaut prussien. Il était évident, pour les responsables militaires de l'époque, d'engager des travaux importants. Le lieutenant Séré de Rivière, commandant le Génie militaire à Metz, est chargé de transformer la ville en camp retranché.
A partir de 1865, quatre forts sont mis en chantier :
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La phase allemande 1870-1914 Le 16 novembre 1870, soit 3 semaines après la capitulation de l'armée de Bazaine qui intervint le 27 octobre après deux mois de blocus, le premier des 19 ingénieurs prussiens, l'Oberst Schott, arrive à Metz. Les Allemands poursuivront l'oeuvre du général Séré de Rivières mais, jugeant la ceinture trop proche de la ville, ils décideront d'en édifier une seconde d'un périmètre beaucoup plus large devant mettre la vile à l'abri des canons dont précision et portés firent de très rapides progrès en cette fin de XIXème siècle. |
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La porte des Allemands entre 1871 et 1914
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