Mandray (88)


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Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : dimanche, 29. avril 2007

Le village

Au sud-est de Saint-Dié-des-Vosges, Mandray subit de sévères combats en 1914 notamment du fait que les les Allemands cherchèrent à prendre à revers le col du Bonhomme. Mandray connut des exactions des troupes allemandes qui incendièrent l'église le 28 août 1914 et fusillèrent plusieurs civils.

Le col du Mandray (stèle Verlet-Hanus)


Le col des Journaux est tout près d'ici

 

Le col du Mandray (monument 36th ID de l'US Army)


 


Monument à la mémoire des valeureux
combattants américains morts
pour la libération de Fraize
le 24 novembre 1944 et en
hommage la 36ème division d'infanterie américaine (Texas)
La population reconnaissante

 

Le col du Mandray (hêtre d'avant 1870)


Ce hêtre antérieur à la guerre de 1870-1871 a survécu aux trois conflits.
Aujourd'hui c'est arbre est protégé par l'ONF en mémoire de
Jean-François Pelet,
résistant durant la seconde guerre mondiale qui aimait son ombrage.

Dès septembre 1940, comme beaucoup de forestiers des Vosges et
malgré les risques encourus, Louis François et Jean-François Pelet
participent activement à la résistance locale.
Avec Jean Boutin, un polytechnicien passé par
l’École Nationale des Eaux et Forêts de Nancy, ils organisent des chantiers forestiers
afin de soustraire un certain nombre de jeunes au service du travail obligatoire en Allemagne.
Ces mêmes jeunes rejoindront bien souvent la Résistance.
Grâce à une crevaison de son vélo,
Jean Boutin échappera à la rafle du 17 octobre 1944 que la Gestapo
menèrent à l’Inspection des Eaux et Forêts de Saint-Dié et qui vit
l’arrestation de tous les forestiers présents à la réunion.
Louis François et Jean-François Pelet furent torturés et fusillés 5 jours plus tard,
les autres personnes furent déportées, douze ne revinrent jamais.
 


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