Grand Couronné de Nancy


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Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : mercredi, 24. décembre 2003 

La grande couronne de Nancy, ou Grand Couronné

Nancy se situait en avant de ce système de fortifications artificielles, les forts les plus proches étaient Villey-le-Sec et Frouard, le premier à l'ouest, le second au nord de la capitale lorraine.
Cependant la ville était abritée par plusieurs lignes de remparts naturels. Un premier un arc de cercle, Butte Ste Geneviève, Pain de sucre, Petit et Grand Monts d'Amance, aux portes même de la ville sont légérement en retrait d'une deuxième ligne formant
un large éventail depuis le piton de Ste Geneviève au sud-est Pont-à-Mousson (attention à la confusion avec son homonyme près d'Amance), le mont Toulon (Sivry), le mont St Jean (Moivrons/Jeandelaincourt), les plateaux de la Rochette et d'Ecuelle, les Monts d'Amance, le Pain de Sucre, la butte Ste Geneviève, les hauteurs de Pulnoy, du Rembetant, de Saffais, de Belchamps, du Léomont .......
Ces massifs sont traversés par des cours d'eau, généralement orientés est-ouest qui terminent tous dans la Moselle : Natagne, Mauchère, Amezule, Pissotte etc..

La situation en août 1914

Avec le traité de Francfort (10 mai 1871), la France perdit l'Alsace et une partie de la Lorraine. A l’est de Nancy, la frontière suivait la Seille pour remonter vers le nord de Pont-à-Mousson où elle obliquait vers l’ouest en traversant la Moselle (Arnaville). Les tensions entre les deux nations conduisirent la France à surseoir à ses projets de défenses dans la région, fortifier Nancy aurait conduit à de graves incidents. Toutefois, à chacune des crises de l’entre-deux guerres, les Français quelques aménagements bien vite délaissés étaient entrepris. Ainsi, à différents endroits on déboisa, créa et maintint quelques accès militaires sur les hauteurs. En 1913, la situation était plus tendue, des travaux conséquents furent entrepris en avril, ils durèrent 15 mois, jusqu’en juillet 1914….

Au début de la Grande Guerre, le plan d’attaque des Allemands, élaboré par Schlieffen une dizaine d’années auparavant, et repris par son successeur Helmut Von Moltke, consistait en un mouvement de pince : contourner les places fortes de Toul et Verdun par la Belgique et conquérir rapidement Paris et éviter celles d’Epinal et Belfort en se glissant entre Nancy et la capitale vosgienne par le trouée de Charmes. Les Français, quant à eux, misait sur une pénétration massive en Lorraine annexée et en Alsace (plan XVII). Malgré des centaines de milliers de morts dans les 2 camps, rien ne se passa comme prévu. Les Français, bloqués en août par les contre-attaques allemandes en Alsace, Thann, Mulhouse et en Lorraine à Morhange notamment, durent refluer. Les Allemands, en partie victimes de la très rapide et très efficace mobilisation russe sur le front oriental, furent battus sur la Marne, en fait entre Nancy et Paris, début septembre 14.

La bataille du Grand Couronné

Vers le 20 août, le front passe, dans le secteur nancéen, par Dieuze, Morhange, Delme, Nomény et Pont-à-Mousson. Cette date est marquée par l’arrêt brutal de l’avancée française due à une riposte violente et massive de l’artillerie lourde allemande. On rappellera à ce sujet que la France, fière de l’excellence de sa pièce de campagne de 75 mm, effectivement la meilleure de sa catégorie en 1914, avait négligé cet aspect de l’armement. Morhange est un revers mémorable qui oblige la 2ème armée, 225.000 hommes, du Général de Castelnau de retraiter vers Nancy et son Grand Couronné.

Le 23 août 1914, 350.000 Allemands sont prêts à prendre Nancy.

Entre le 24 et le 28, ils vont être repoussés par les Français qui, hélas, ne pourront mettre à profit cette victoire. Epuisés par 2 semaines de combats incessants, ils ne pourront mener de contre-attaque et devront laisser aux Allemands la possibilité de se reprendre (29 au 4).

Le 4 septembre le front est au pied du Grand Couronné. Les Allemands n’ayant pu percer par Charmes décident alors de faire le « forcing » et attaquent de front le Grand Couronné dans l'après-midi du 4 septembre.

Du 4 au 11 septembre, la bataille pour Nancy fait rage et malgré des pertes terribles aucun des deux camps n’emporte la décision.

Le 12 septembre, les Allemands se replient à l’abri de leur canons et le 13 la bataille cesse. Ici, comme dans beaucoup d’endroit d'Alsace et de Lorraine, le front n’évoluera plus de manière significative pendant les 4 années qui vont suivre.

Les unités chères aux Nancéiens

La Lorraine abritait, ente autres, deux divisions d'infanterie réputées, la 11ème à Nancy et la 39ème à Toul, surnommées respectivement la Division de Fer et la Division d'Acier du fait de l'entraînement intensif, de l'endurance et de la pugnacité de leurs hommes.


page en construction et donc incomplète, veuillez m'en excuser

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