Fontenoy-sur-Moselle
Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : vendredi, 06. février 2004
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Le pont flambant de gueules rappelle le minage du pont-rail de Fontenoy le 22 janvier 1871 par les francs-tireurs lorrains et l'incendie des habitations par les Prussiens Le village |
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En vis-à-vis de Villey Saint Etienne sur la rive droite de la Moselle |
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Le monument aux morts |
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Situation : à la sortie du village en direction de Aingeray Ce magnifique monument ne date pas de la Grande Guerre mais de la précédente contre la Prusse. Début 1871, soit 4 mois après la catastrophe de Sedan et l'emprisonnement de Napoléon III par les Prussiens, l'Alsace et la Lorraine sont sous le joug de l'occupant. La bibliothèque et la cathédrale de Strasbourg ne sont plus que ruines fumantes, Metz, Toul et Nancy sont occupées, Paris tient encore mais est au bout de ses forces. L'hiver est glacial mais sous l'épais manteau neigeux, d'entêtés lorrains résistant à l'envahisseur forment "L'avant-garde de la Délivrance" et se sont réfugiés dans les forêts vosgiennes. Trois cent d'entre eux, partis le 18 janvier 1871 à 16h00, marchant de nuit et évitant grands routes et villages arrivèrent à Fontenoy le 22 à 5h30 au petit matin. Munis de tout l'équipement nécessaire ils avaient convenu de faire sauter le pont du chemin de fer enjambant la Moselle à cet endroit afin de rompre les communications entre Paris et l'Allemagne. Malgré la canonnade qui sévissait dans le secteur de Toul, une section de résistants mirent à mal les 50 soldats de la garnison prussienne installée dans la gare. Pendant ce temps, le groupe du capitaine Adamistre bourrait les chambres de mines du pont de poudre et d'explosif. A 7h30 le pont sautait.... Les renforts prussiens arrivèrent plusieurs heures après et les représailles commencèrent. Croyant les francs-tireurs toujours sur place, les hommes de Guillaume Ier visitèrent les maisons une à une, les pillèrent et enfin les incendièrent, y "oubliant" parfois quelque personne impotente périssant d'une horrible mort. Les hommes valides furent incarcérés à Toul. Après l'incendie, Guillaume I fit placarder un avis dans toute la Lorraine menaçant villes et villages du même sort en cas d'action terroristes envers le chemin de fer. La Lorraine fut également condamnée à verser 10 000 000. Fontenoy-sur-Moselle devint un temps Fontenoy-le-brûlé et sa reconstruction fut un modèle de solidarité et de charité humaine sous la houlette de l'abbé Briel, curé de Gondreville et Fontenoy puis curé doyen de Saint-Gengoult au pays des Leuques (Toulois) Hélas, on retrouvera le même type d'exaction 43 ans plus tard à Badonviller, Gerbéviller ou dans le secteur de Nomény en août 1914. |
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Projet proche du monument existant |
Projet non réalisé |
Le minage du pont |
Le pont saute |
| (Clichés MYR. Jacquot d'après "Fontenoy-sur-Moselle brûlé par les Prussiens" par E Badel, imp. Crépin-Leblond 1899) | |||
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Une des plaques placée de part et d'autre du monument |
Stèle rajoutée par la suite en hommage aux morts de 14-18 | ||
| La plaque apposée sur la façade de l'église en hommage au francs-tireurs et à la mémoire des victimes des exactions prussiennes et de l'incendie du 22 janvier 1871 | |||
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Stèle à la mémoire de JB Maillard |
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