Les Eparges (55)


Accueil | Remonter

Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : jeudi, 27. mai 2004 

Le village

"Les Eparges est un lieu de bois, de collines et de ruisseaux dans la Meuse près de Verdun. Les combats de la Guerre de 1914-18 y furent effroyables et vains : la ligne de front ne bougea quasiment pas pendant quatre ans." (Maurice Genevoix)

Les combats de la crête des Eparges (sept.1914 - avril 1915)

Dès l'automne 1914, le front s’établit aux abords de cette crête qui présente un intérêt capital, véritable promontoire qui permet de surveiller la plaine de la Woëvre au sud de Verdun.

Les combats se déroulent en première ligne, essentiellement dans les ruines des villages Trésauvaux et des Eparges, dans les bois du versant NE de la crête et les espaces plus dégagés du versant NO. La seconde ligne française est située sensiblement sur la Tranchée de Calonne (route Hattonchâtel –Verdun à travers le massif forestier) alors que les troupes sont mises au repos à l’ouest dans les villages de Belrupt, Sommedieue, Mont-sous-les-côtes, Mouilly etc..

Pendant les mois d’hiver 1914-1915 la bataille est de forme classique mais le saillant de Saint-Mihiel menace de plus en plus Verdun aussi Joffre envisage une offensive par la Woëvre pour tenter de le résorber. La crête des Eparges devient alors un enjeu important pour l'Etat-major français qui la convoite en temps qu'observatoire d'artillerie.

La 12ème D.I est chargée d'attaquer, tout comme à Vauquois éloigné de quelques dizaines de kilomètres à l’ouest, cette position bien défendue depuis le pied. Le Génie va creuser une douzaine de sapes sous le flanc nord de la crête des Eparges. Ces galeries permettent d'approcher les tranchées allemandes, courant d’est en ouest à travers toute la crête des Eparges. Arrivées sous la position ennemie, elles sont bourrées d'explosif et la 12e D.I monte  à l'assaut le 17 février 1915 après l'explosion de 4 mines sous la partie ouest de la crête mais les Allemands répliquent violemment par des bombardements d’artillerie lourde et de nombreuses contre-offensives. Les Allemands vont creuser, eux aussi, des galeries sous les lignes françaises et feront sauter des fourneaux de mines bourrés de 20 à 30 tonnes d'explosifs.

Malgré leurs efforts, les Français ne reconquérront jamais le "point X" enjeu de la bataille. des dizaines de milliers de combattants Français et Allemands restent enfouis sous cette terre..

L'éperon des Eparges, les allemands s'en empareront le 21 septembre 1914, la position sera reprise par les Français le 10 avril 1915 (vue aérienne prise sensiblement à l'ouest de Combres

1 Point X

2 Lignes allemandes

3 Lignes françaises

4 Point C

5 Entonnoirs

En mars on recommencera au centre et à l’est de la crête.

Les Allemands lancèrent une grosse opération de contre-offensive en avril 1915 mais la bataille des Eparges durera des mois et des années pour finalement ne rien changer ni à la situation locale, ni au cours de la guerre.

2 Entonnoirs de mines

3 Point C - Monument du coq

4 Ancien boyau et abri bétonné

5 Point de vue sur Combres, coté allemand

6 Monument du Génie

7 Cimetière du Trottoir

8 Abri du Kronprinz

9 Monument du 106è RI

Les trois monuments principaux de la crête des Eparges

Le monument du Coq


Vue du monument du Coq, mai 2004


Détail mai 2004


L'entonnoir au pied du monument du Coq, mai 2004

Le monument du Génie

Abri du Kronprinz


Aspect extérieur depuis la D213, mai 2004


Aspect intérieur, mai 2004


Combres vu de l'abri, mai 2004

Petit abri proche de celui du Kronprinz

Grand abri proche de celui du Kronprinz


Aspect extérieur, mai 2004


Plafond intérieur en rails de chemin de juxtaposés, mai 2004

Ruines de l'église

Tranchée - Les Eparges près de Verdun

(Collection personnelle de Dominique Bac)

Accueil | Remonter