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Butte témoin détachée des côtes de
Moselle, le Froidmont, avec ses 394 m est depuis l'antiquité un haut lieu
religieux et historique. Au Moyen-âge il se trouvait à la frontière des
terres lorraines et messines. En 1153, les Messins subirent un
échec en voulant prendre Mousson et durent se replier ici. Saint-bernard de
Clairvaux, médiateur nommé par l'Archevêque de Trêves réussit à négocier un
traité de paix. L'église élevée à la mémoire de ceux qui périr lors de cette
bataille fut démolie en 1747 sur ordre de l'évêque de Metz, ses pierres
servirent à la construction de l'église actuelle du village de Bouxières. Le
Froidmont restera cependant un lieu de culte et de pèlerinage. A
l'emplacement du choeur de l'ancienne église, une croix de mission s'érigea
en 1827, puis, vînt une chapelle, détruite en 1914, accueillant l'effigie de
Notre-dame de Froidmont. Le lieu, avec sa chapelle rétablie après la Grande Guerre, fut
l'objet de nombreux pèlerinages jusqu'en 1973.
En 1871 la frontière franco-allemande a été matérialisée ici, sur les
pentes du Froidmont, par des bornes dont certaines sont encore visibles
aujourd'hui. La guerre était à peine déclarée que les Allemands occupaient
ici le terrain sans attendre.
Le Froidmont surplombe la vallée de la Moselle de 200 m
et
commande toute la zone de Pont-à-Mousson. Il regorge d'ouvrages fortifiés. Les Allemands ont su mettre à
profit l'emplacement faisant face à la colline du Xon et ayant vue directe
sur Pont-à-mousson, Blénod, la colline de Cuite et le Bois le Prêtre. Les ouvrages bien
construits, parfaitement défilés, sont remarquables par la qualité des faces
arrières qui encadraient les zones de repos des soldats et par leur état de
conservation, malgré le fouillis végétal qui les recouvrent et le sans-gêne
de certains les ayant considérés comme des dépotoirs.
C'est depuis cet endroit que les batteries d'artillerie pilonnèrent sans
cesse Pont-à-Mousson.
Les ouvrages de "repos" situés à l'arrière
Précision : Ces installations sont
quasiment toutes situées sur le ban communal de Champey sur Moselle (Schreibstub,
Grauer Bär), qui était village frontière à cette période.
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L'abri, représenté ci-contre et ci-dessous,
était nommé l'ours gris "Grauer Bär" et date probablement de 1915. Il
comporte de nombreuses inscriptions dont l'une, très longue, semble rédigée
en un dialecte assez différent de l'allemand classique. L'intérieur était peint en
blanc et les murs comportaient de nombreux crochets.
Les clichés en noir et blanc proviennent d'un ouvrage
emprunté il y a bien longtemps et dont je n'ai pas gardé, hélas, les
références. Merci à son auteur que je salue ici en le priant de bien vouloir
m'en excuser. |