Belleville (54)
Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : samedi, 21. avril 2007
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Le village |
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environ 1 250 habitants - Bellevilloises et Bellevillois http://www.bellevillenet.st.fr Vallée de la Moselle en rive gauche, à 20 Km environ au Nord de Nancy Sur le blason de Belleville, adopté en 1985, figurent un lion "léopardé" et un arbre, un olivier, en souvenir des armes du baron Olivier, seigneur de Belleville, toujours visibles sur une pierre sculptée à l'entrée de la mairie, suivies de celles de Christine de Longeville. Les deux tours symbolisent les "Saintignon" qui eurent un rôle considérable. |
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Le monument aux morts |
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Situation : à la sortie Nord du village sur la N57 en direction de Dieulouard |
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L'endroit précis d'érection du monument correspond sensiblement au point d'avance ultime des armées allemandes le 7 septembre 1914 comme en témoigne l'inscription ci-dessus. Ce fait explique que la statue "tourne" le dos au village. Il semble également que la statue du monument représente Monsieur Chauslaselle, ancien poilu et certainement ancien habitant du village.
Le monument a été inauguré le 28 juin 1925 et doit son élévation à l'initiative de Norbert Variot, ancien maire, qui joignit sa contribution financière à celle des habitants. Le soldat est représenté vêtu de l'uniforme de 1914.
Discours de l'ancien ministre Louis Marin le 28 juin 1925
Discours de Norbert Variot, maire de Belleville, le 28 juin 1925 |
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L'hôpital militaire |
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Belleville a accueilli à une époque un hôpital militaire. Le Bois le prêtre fut son principal pourvoyeur. Grâce à Jean-Marie N. collectionneur invétéré et "historien" de Belleville, j'ai pu consulté un extrait du JMO, journal de marche et des opérations, de la section sanitaire de la 73ème D.I |
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Pendant la Grande Guerre, Belleville, proche du front, connut la présence d’un hôpital militaire pendant une bonne partie du conflit, notamment pendant la seconde période de la terrible bataille du Bois le Prêtre sur les hauteurs de Pont-à-Mousson et Montauville. C’et hôpital a réellement fonctionné à partir du 6 mai 1915. Il était installé au centre du village le long de la ligne de chemin de fer Nancy-Metz. Bien qu’il ait occupé en partie le château Variot, propriété de Norbert Variot le maire de l'époque, et mairie actuelle en 2004, il était essentiellement constitué de baraquements en bois permettant de dispenser des soins à 700 blessés, dont 200 couchés et 500 assis suivant les termes de l’époque. Cet hôpital dépendait directement des services sanitaires de la 73 DI du Général Lebocq et était placé, comme toutes les unités du service de santé de la 73ème, sous le contrôle du médecin divisionnaire, le docteur Vielal. Au début du conflit, les formations sanitaires divisionnaires, étaient constituées d’un groupe de brancardiers doté de 3 ambulances hippomobiles et de 2 sections d’hospitalisation. En janvier 15, le QG, le groupe des brancardiers, l’Ambulance n°1, et la Section d’Hospitalisation n°1 sont à Manonville, l’A2 à Avrainville, l’A3 à Martincourt, la SH2 à Toul. Une ambulance est soit un hôpital militaire ambulant, soit une formation sanitaire, équipé de voitures légères chargé des premiers soins des blessés » (Petit Robert). L’attaque française du 17 janvier 1915 au Bois le prêtre nécessite l’envoi d’une section du groupe de brancardiers à l’hôpital auxiliaire n°45 de Pont-à-Mousson où 85 blessés sont relevés. Le 8 février, l’A2 est déplacée au couvent des Moines à Dieulouard, elle fera office d’infirmerie de garnison. En mars, les formations se déplaceront, une demie section à Dieulouard, l’autre moitié à Maidières/Montauville et l’A1 vient à Belleville pour repartir ensuite à Pont-à-Mousson à l’école supérieure de Filles. L’A3 est au hameau St Georges à Saizerais. En avril 15, l’HOE (Hôpital Organisé d’Etape), l’hôpital d’évacuation vers l’intérieur du pays, est à Toul. Les blessés y sont acheminés depuis la gare de Dieulouard. Le 27 avril 1915 la salle d’évacuation de Dieulouard, qui se tenait dans la Salle des Fêtes, est abandonnée du fait des lourds bombardements qui obligent à évacuer par la gare de Belleville. Le 2 mai 1915, l’ambulance n°3/64 (à priori une ambulance « prêtée » par la 64ème DI) arrive à Belleville. Les blessés sont divisés en 3 catégories : - les blessés ou les malades qu’il y a intérêt à conserver à proximité ; - ceux provenant des postes de secours répartis entre l’HA (hôpital auxiliaire) 45 de Pont-à-Mousson (ainsi qu’à St Charles et à la Nativité) et l’A2 de Dieulouard ; - les blessés ou malades devant être évacués sur l’H.O.E de Toul ; A cette date, la partie « centre d’évacuation » est composée de 2 tentes Hébert, d'une baraque Adrian, de 2 tentes tortoises et de différentes tonnelles destinées aux blessés qui attendent le train. Les blessés arrivent à un rythme effréné, 2 712 entre le 28 avril et le 31 juillet 1915, avec les 2 179 qui furent comptabilisés entre le 30 mars et le 11 avril de la même année cela fait un total effroyable de près de 5 000, nombre toutefois bien en deçà des 22 000 blessés et des 7 000 morts que firent les combats du Bois le Prêtre, sur la seule période de janvier à août 1915. A partir du 7 août 1915, alors que cette terrible bataille est sur le point de prendre fin, l’Ambulance chirurgicale n°9 est affectée à la 73ème DI avec pour lieu de stationnement, l’hôpital de Belleville. Cette unité est installée essentiellement dans le parc sauf les grands blessés, intransportables nécessitant une intervention immédiate, qui sont hospitalisés dans le château Variot lui-même. En août 1915 on trouve également plusieurs baraquements, dont 4 Faravian, implantés pour l’A3/64 avec cuisine, remise à matériel etc, ainsi qu’un service dédié aux blessés atteints de maladies contagieuses, un vaste dépôt de matériel sanitaire et un cimetière militaire sis derrière l’actuel cimetière civil. Un peu plus tard, à la fin de l’année 1915, la guerre des gaz fait rage un peu partout sur le front et la 73ème se dote à Bellevilled’un laboratoire de toxicologie. Pour l’accueillir, un nouveau baraquement est construit parallèlement à la ligne de chemin de fer. Le 14 février 1916, la SSU2 de l’AAFS, c’est-à-dire la section n°2 d’ambulanciers volontaires américains quitte le secteur pour la Meuse, elle est remplacée par la section française d’ambulance automobile n°96 équipée de véhicules F.I.A.T. Un peu plus tard, le 4 juin 1916, l’AC9 quitte Belleville pour Bar le Duc à la disposition du Chef du Service Sanitaire de la 3ème Armée Française. Ce point tend à montrer que malgré la proximité de la bataille de Verdun, engagée depuis plus de 3 mois, l’activité militaire au Bois le Prêtre nécessita jusqu'à juin 1916 une antenne chirurgicale à proximité. Au printemps 1916, on pratiquait à Belleville l’héliothérapie, c’est-à-dire un traitement des plaies, (amputation notamment) par l'irradiation solaire. On notera qu’en ce début de XXème siècle cette méthode était assez couramment employée dans le traitement de la tuberculose osseuse.
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Dans
son article consacré aux ambulanciers US volontaires au Bois-le-Prêtre
en 1915, Maître Charles François, Loup du
Bois-le-Prêtre, évoque les hôpitaux militaires de Dieulouard, Belleville
et Pont-à-Mousson :
"Et ils (les ambulanciers américains) sillonnaient
les routes et les chemins , passant partout , allant chercher les blessés à
l'auberge Saint-Pierre , au Gros-chêne , au Père Hilarion , pour les conduire
aux hôpitaux de Pont-à-Mousson, de Dieulouard et de Belleville" Charles François, (27 juin 1893-9 décembre 1980), fut notaire à Pont-à-Mousson. Il possédait avant guerre un bois au Bois le Prêtre même. |
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Le cimetière militaire |
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Il était confondu avec le cimetière civil. Sur ces deux clichés on ne reconnaît pas le site de l'actuel cimetière civil situé à la sortie nord de Belleville entre la voie ferrée et la N57. Je recherche tous documents et informations à ce sujet
Belleville, cimetières civil et militaire |
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Guerre 39-45 La vierge de la côte |
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A moins de 10 m se trouve le socle d'une ancienne stèle, qui pourra en dire plus ? (Source Alain Grandfils http://www.bellevillenet.fr.st) |
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| Guerre 39-45 Fusillés par les Allemands | |||
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Histoire d'une Usine de Tubes |
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En 1916, la création de l'usine de Belleville est une conséquence directe de la Première Guerre Mondiale. Après la brève occupation de Pont-à-Mousson en août 14, la ligne de front qui se fixe au Bois le Prêtre met la ville et l'usine mère sous le feu allemand qui n'aura de cesse de toute la guerre. Camille Cavallier, essaiera sans succès d'y fabriquer des obus jusqu'en 1915, date à laquelle il finit par déménager machines et matériels à Foug et à l'usine de Saint Etienne du Rouvray (Normandie) créée pour la circonstance. Sous l'insistance de Ernest Litzler, doyen des Gad'zarts, et d'une poignée d'entêtés, il créera de nouveaux ateliers à Belleville hors de portée de canon. Fin septembre 1915 on y usinera 120 obus de 155 par jour avec un effectif réduit de 28 personnes. En novembre, 71 personnes usineront 300 obus/jour et à partir d'avril 1917, avec l'achèvement de nouveaux bâtiments, l'usinage des obus de 270 sera entrepris. En janvier 1918, craignant une offensive majeure, Foch fera évacuer le secteur de Pont-à-Mousson et beaucoup de ceux qui venaient travailler à Belleville durent s'exiler et finalement l'usine bellevilloise déménagera à Sens fin juin. La réinstallation et la remise en route interviendront à partir de 1919 et l'usine prendra un nouvel essor après bien des difficultés pour, hélas, mourir près de 80 ans plus tard. (Source Alain Grandfils http://www.bellevillenet.fr.st) |
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La croix des vignes |
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"Une ancienne croix de pierre se dresse sur le bord de la grand route à l'extrémité du village de Belleville, à droite en venant de Dieulouard. Autrefois, cette croix surmontait une assise en forme d'autel, haute de 1,20 m et supportée par deux pilastres. L'autel a disparu, il ne reste plus que le fût de la croix avec une inscription illisible portant la date de 1718". Ainsi parlait l'Abbé Clanché dans sa notice sur Belleville en 1943. Les personnages représentés, une femme et un homme, sont un couple de Bellevillois ayant vécu au XVIIIème siècle. Lui, Joseph Lyon fut Maire de la partie du village dépendant de l'évêque de Verdun. Elle, sa femme, était Catherine Chardin. La croix a été érigée en 1718 après le décès du couple Chardin-Lyon, probablement, par les 6 enfants du couple, résidant tous dans le secteur, à Saizerais, Lironville, Leyr, Griscourt et à Belleville même. En 1830, le cadastre la désignait par "Croix des vignes lajus". Lajus signifiait "là, en bas". A cette époque, les vignes couraient de ce point jusqu'au sommet du plateau ; sur les terrains situés vers la Moselle on cultivait le cresson et l'évacuation des eaux du moulin les traversaient. |
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