James R. McConell
Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : dimanche, 02. mai 2004
Les ambulanciers américains au Bois le Prêtre ou "Autour du Bois le Prêtre, la "forêt de la mort "
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à gauche Paul A. Rockwell à droite, Wilbur Forest
de nombreux renseignements
sur
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Récits de James R. McConnell Pont-à-Mousson sous les bombardements, juillet 1915
C'était une belle journée. Le vert vif des collines se reflétait dans les méandres de la rivière, alors que le blanc des shrapnels éclatant au-dessus de la route se mariait au rouge des toitures. L'ensemble était souligné du noir des immenses colonnes de fumée montant des impacts des grosses pièces. De petits groupes de soldats, dont les uniformes ajoutaient leur touche de couleur au tableau, se mirent à l’abri d’un muret pour observer les tirs. L’on sentait l’excitation les gagner, une animation qui n’avait rien de commun avec l’horreur habituelle des combats de tranchée, cette nouvelle forme qu'avait pris cette guerre. Le travail la nuit est difficile, surtout les nuits sans lune. Aucune lumière n'est permise, et dans ce noir d'encre les bruits du front [Le ton est bien différent, McConnell décrit maintenant le travail de nuit des ambulances] se mêlent au charivari des interminables trains d'artillerie et de ravitaillement ferraillant le long des chemins. On remonte convoi après convoi, nous heurtant aux sentinelles surprises nous sommant « Halte, qui va là ? », vous chuchotez alors le mot de passe. De temps à autre, la lumière d’une fusée d'éclairage tombant lentement sur les tranchées, inonde de lumière le paysage et là, n’importe qui peut vous descendre. C’est aussi la nuit que notre travail devient plus dur. C’est l'heure des attaques et des contre-attaques et de très nombreux hommes sont blessés. Certaines nuits, chacune des vingt voitures sera de service. C'est alors que l'on voit les plus affreuses blessures, hommes aux jambes et bras arrachés, visages mutilés, blessures affreuses sur tout le corps. C'est le moment où les hommes meurent dans les ambulances avant d’atteindre les hôpitaux, et je crois que pratiquement chacun des conducteurs de ma section a vécu au moins une fois une telle expérience, aussi pénible soit-elle. |