Glossaire
Page mise à jour le samedi, 15. novembre 2003 du site La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot
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A l'épreuve
Terme employé pour les lieux résistant aux tirs d'artillerie.
Abri
Construction permettant de se protéger du souffle des explosions et
des projections, éclats, balles etc..
Abri sous traverse
Espace abrité placé entre deux plates-formes
d'artillerie et destiné à protéger munitions et servants.
Allemagne
En 1806,
le Saint Empire Romain Germanique est un patchwork de petites entités politiques
sans pouvoir politique central. On y trouve mêlés comté du Tyrol, duchés de
Mecklembourg, de Carinthie et Krajina, archiduché d’Autriche, principautés de
Saxe, Palatinat, Bavière, royaumes de Prusse, Bohème, évêchés de Münster, Liège,
archevêchés de Salzburg, Trèves, Mayence ou Cologne, etc.. L'idée d'Allemagne
n'existe pas, la Prusse et l’Autriche y sont même rivales.
Cette situation mène à l’effondrement devant les armées révolutionnaires
françaises. Après sa victoire sur la
Prusse et l'Autriche, Napoléon I prononce la dissolution de l'Empire en 1806.
La nouvelle Confédération Germanique
naît de cette défaite. Un début de prise de conscience conduit à une
constitution germanique fédérant plus ou moins l’ensemble des populations autour
d’un projet alliant réforme sociale et sentiment national. Ce mouvement sera
initié essentiellement par les états rhénans, plus perméables aux idées
révolutionnaires, alors qu’en Autriche et en Prusse, états
dictatoriaux, les réformes sociales et économiques promises sont mises en sommeil
volontairement. Cette union ne sera que passagère. Après la victoire
sur les armées napoléoniennes, les intérêts des princes prendront à nouveau le dessus malgré la
bourgeoisie libérale désireuse d’unité allemande.
La Révolution de 1848/49
survint suite aux événements politiques français de février 1848 alors qu’une
crise économique se développait depuis 1846. Les princes allemands durent
faire des concessions, nomination de ministres libéraux, promesse de liberté de
la presse, droit de réunion, création d’un
parlement national allemand
etc…
A partir de 1849,
les gouvernements allemands menèrent une politique réactionnaire
remettant en cause les acquis de 1848. Peu après le coup d'état de Napoléon III,
la constitution autrichienne fut abrogée et la monarchie absolue rétablie. Les
principales réformes, justice, presse, administration, furent annulées et les
états non alémaniques, Croatie, provinces serbes etc.. ne purent obtenir de statut
propre. En Prusse, il en fut de même avec cependant une politique
totalitaire moins marquée.
Après 1852,
Napoléon III troubla le jeu austro prussien. Afin
d’affermir l'ascendant de la France en Europe, il prit fait et cause pour
certains pays opposés à la Prusse (Pologne) et à l’Autriche (Italie). Suite à la guerre de Crimée, où Napoléon III défendit la Turquie
contre la Russie, les enjeux régionaux amenèrent la division de la Prusse et de
l'Autriche. Celle-ci joua la carte française alors que la Prusse hésita entre
neutralité et Russie.
En 1860,
l'annexion de Nice et de la Savoie par la France inquiéta les Allemands mais le
nouveau ministre président de Prusse, Otto von Bismarck, se rendit vite compte
de l’hésitation française. Il saura en profiter pour régler les différends
austro prussien et, à partir de 1866, prêt à annexer et fédérer une Allemagne
réunie, il profitera de la neutralité de la France pour compléter par la force
l'unité allemande sous la bannière prussienne.
En 1870/71
la nouvelle Allemagne, soutenue par un réel mouvement nationaliste, déclara la
guerre à la France, elle-même inquiète quant à sa prééminence en Europe. La
rapide victoire de Bismarck fut obtenue grâce à l’avance technique et au réseau
ferroviaire bien établi. Le Reich de 1871, état autoritaire et monarchique,
bénéficia du fabuleux élan financier du aux dommages de guerre français.
Fin 1873,
l’Empire naissant connut plusieurs « Krachs » financiers et
boursiers aux conséquences graves et durables. Bismarck défendit les idées de la
droite conservatrice prussienne contre l’humanisme
chrétien de l'opposition socialiste. Le syndicalisme prit un essor important, la
condition sociale de nombreux Allemands était désastreuse. 15 millions
d'habitants sur 41 vivaient dans la précarité.
Le 9 mars 1888
l‘Empereur Guillaume 1er mourut. Son successeur, Frédéric
III très gravement malade, ne régna que 99 jours.
Guillaume II pris la nouvelle succession. Jeune loup orgueilleux, il ne toléra pas
le partage du pouvoir. Il renvoya Bismarck alors âgé de 80 ans. Guillaume II
mena une politique nationaliste militariste et fit
régner un régime monarchique autoritaire. Malgré un antisocialisme notoire, le
régime impérial évita la révolution grâce à une seconde révolution industrielle
qui, au tournant du siècle, fit du Reich la plus grande puissance industrielle européenne.
En 1904
France et Angleterre se réconcilièrent et conclurent l’Entente Cordiale pour
s’opposer à la politique coloniale de Guillaume II. En 1907 la Russie les
rejoindra pour former la Triple Entente. A compter de cette période la tension
monta fortement en Europe. D’une part l’Allemagne décida de prendre le
contrôle économique du Maroc au préjudice du protectorat français, ce qui
obligea la France
à intervenir (crises de 1905 et 1911). D’autre part, le 5 octobre 1908, l'Autriche-Hongrie
absorba la Bosnie et l’Herzégovine pour les soustraire aux visées turques. La
Serbie voisine craignant l’annexion en appela à son alliée russe, mais la Triple
Entente fit la sourde oreille. L’Allemagne, quoique amie de la Turquie, soutint l’Autriche-Hongrie dans le
but de faire éclater la Triple Entente.
En 1910-1913
la question de l'Alsace-Lorraine revint sur le devant de la scène allemande. La
nouvelle province annexée en 1871 n’était toujours pas un état conféré. Les
opposants profrançais se manifestaient de plus en plus mais l'opinion publique
allemande, soumise à une virulente propagande impériale soutint la position du
Reich.
A la même époque, la situation explosive en Europe et la psychose de guerre
amenèrent toutes les grandes nations à renforcer le jeu des alliances. En 1911
la France s’assura du soutien anglais et l’année suivante elle garantit son
appui aux Russes qui, comme les Austro-hongrois et les Allemands, convoitaient
les Balkans.
Dès 1912
Guillaume II et son chef d'état-major Moltke acquirent la conviction qu'une
guerre était inévitable. L’idée d’un encerclement français étant de plus en plus
présent dans leurs esprits, il fallait purger la crise le plus tôt possible.
Le 28 juin 1914,
l'assassinat du prince héritier de l’Autriche-Hongrie, François Ferdinand,
entraîne Vienne dans une répression des serbes nationalistes. Soutenue par le
Reich, l’Autriche-Hongrie lance un ultimatum inacceptable à la Serbie. Malgré les efforts de
conciliation de certains pays, notamment l’Angleterre, le mécanisme de mobilisation engagé, Russie 29
juillet, Allemagne et France 1er août, ) entraîne la déclaration de guerre de
l'Allemagne à la Russie le 1er août et à la France le 3 ainsi que celle de
l'Angleterre à l'Allemagne.
Le 9 novembre 1918,
Guillaume II abdique, l'empire construit sur la victoire de 1870 s'effondre avec
les défaites de la Grande Guerre et notamment celles de 1918. Les socialistes
ayant acquis un poids politique important aux récentes et premières élections
démocratiques, doivent changer le système économico politique afin de signer la
paix sans même pouvoir négocier.
Le 11 août 1919
naît, sous la présidence de Friedrich Ebert la République de Weimar mais les
conditions terribles imposées par les Alliés par Le Traité de Versailles ne
permettent pas la jeune Allemagne démocratique de se redresser. Les exigences de
réparation et les importantes concessions territoriales exigées vont affaiblir
pour longtemps le développement économique du pays. Mais c’est surtout l’article
du traité qui impute la responsabilité de la guerre à l’Allemagne que
n’acceptera pas l’ensemble de la population allemande. La droite parlementaire
ne pardonnera jamais la signature du traité de Versailles aux socialistes pris
en tenaille entre la droite et l'extrême gauche révolutionnaire.
1925,
date de la mort du Président Friedrich Ebert, marque un virage fondamental. Son
successeur, l'ultra conservateur Generalfeldmarschall von Hindenburg,
nostalgique de l'Empire, obtient d’immenses pouvoirs, en particulier de
permettre au chancelier de gouverner seul par décret.
Le crack boursier d'octobre 1929
met en danger la fragile stabilité économique retrouvée et les équilibres
politiques. Les partis extrémistes montent en puissance et notamment l’extrême
droite.
Le 30 mars 1933
le Président v. Hindenburg nomme Chancelier Hitler. Les élections législatives
de 1933 donnent la majorité absolue
au NSDAP.
Artillerie
Arme :
C'est la partie d'une troupe chargée de
mettre en oeuvre le matériel d'artillerie. Elle a joué, en France, un rôle
important dès le XIVème siècle mais n'a été structuré en corps militaire qu'à
partir du XVII depuis, du fait des progrès techniques réalisés au XIX, ses
missions se sont diversifiées.
Matériel :
L'artillerie désigne les
engins de guerre lourds permettant de lancer un projectile, notamment les armes
à feu de gros calibre telles que canons, mortiers, obusiers regroupés sous
l'appellation générique "canons". Les modernes lance-roquettes forment la 4ème
classe. Aujourd'hui l'on considère qu'une arme à feu d'un calibre égal ou
supérieur à 20 mm est une pièce d'artillerie.
Historique succinct :
Au début du XIXème siècle les
canons étaient encore en bronze, leur âme était lisse et la portée ne dépassait
pas 1 300 pas (1000 m environ).
En 1859 on appliqua le principe du canon rayé, propre aux armes portatives du
XVIIIème siècle, aux pièces d'artillerie augmentant ainsi portée et précision
des tirs. La même année on utilisa les obus oblongs chargés à balles mais il
fallût attendre 1870 pour voir le bronze remplacer l'acier, plus solide, donnant
ainsi des armes plus légères et par conséquent réellement mobiles. La portée
atteignit dès lors 5 à 6 000 m puis quelque temps plus tard tous ces
perfectionnements amenèrent au matériel Bange atteignant 11 km avec une très
grande précision.
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Bastion
Saillie dans l'enceinte d'une place forte généralement en maçonnerie
remplie de terre et de forme pentagonale.
Batterie
Groupe de canons et emplacement destiné à les accueillir.
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Canon
Le canon, le tube long, permet d'imprimer une vitesse élevée et une
trajectoire tendue à un projectile, le terme désigne également l'arme complète
comprenant l'affût, les roues et tous les dispositifs de visée.
Les premières armes utilisaient des boulets pleins, de pierre ou de métal.
Ensuite, on évida les projectiles pour les remplir d'explosif, qui prirent le
nom de bombes puis d'obus.
Les rainures de l'âme, droites ou en spirale, améliorent la stabilité en vol
du projectile par effet gyroscopique.
Caponnière
Simple ou double suivant qu'elle autorise le tir sur un ou deux
cotés, la caponnière est un ouvrage placé derrière l'escarpe en fond de fossé et
destiné à interdire son franchissement par des tirs en enfilade.
Casemate
Construction à l'épreuve.
Casernement
Etablissement pour l'instruction et l’hébergement de troupes.
Ciment Portland
Ciment artificiel fabriqué par cuisson de matériaux calcaires et argileux et de
sous-produits de la fabrication de l’acier et de la fonte (laitier).
La matière première, broyée, est cuite dans un four rotatif de grandes
dimensions. Sous l'action de la très haute température atteinte (1 450°C) une
réaction chimique s'opère entre les argiles, silicate d’alumine, et la chaux des
calcaires qui forment le clinker (aluminates et silicates de chaux). En sortie
du four, le clinker est refroidi, broyé finement, et ensilé ou mis en sac.
Lors de la mise en oeuvre, sous forme de béton, de mortier
ou de coulis, la structure des composés actifs (silicates tricalciques 3CaO,SiO2
et dicalciques 2CaO,SiO2, aluminates tricalciques 3CaO,Al2O3) se modifie sous
l'action de l'eau.
Le durcissement s'opère en deux phases bien distinctes :
- La solidification du silicate tricalcique constitue la prise initiale. Cette réaction exothermique libère beaucoup de chaleur.
Elle est due à
l’hydratation du silicate tricalcique qui produit de la silice hydratée et de
l’hydroxyde de calcium. Ces matières forment un réseau cristallin qui piège
sable et gravier.
- La prise des silicates dicalciques et les aluminates tricalciques répond au
même processus mais agit beaucoup plus lentement.
Le durcissement de la masse est lent et progressif et peut prendre plusieurs années dans certains
cas.
C'est pourquoi, un béton standard ne sera mis en charge qu'après 21 jours de
durcissement, période à l'issue de laquelle il a pratiquement atteint le maximum
de ses caractéristiques mécaniques.
Coffre de contrescarpe
Similaire à la caponnière, il en diffère par sa position derrière la
contrescarpe.
Contrescarpe
Paroi externe d’un fossé.
Courtine
Paroi reliant deux bastions.
Crapouillot
Premier mortier de tranchée français faisant songer à un crapaud, il
était "bricolé" à partir d'antiques mortiers 1838. Le 58 mm Duchêne-Dumezil,
lançant des bombes à ailettes de 16 kg à 600 m, arrivera début 1915, viendront
ensuite de beaucoup plus grosses armes tirant à 2000 m des bombes de 150, 240 et
340 mm pour les plus puissantes.
Cunette
Caniveau en fond de fossé sec pour l'évacuation de l’eau.
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De Bange
Les canons de campagne modèle 1859 furent évincés en 1874 par le
nouveau matériel de 90 mm imaginé par De Bange en compétition avec De Reffye,
De Lahitolle, et Orly.
Ce matériel fut retenu car il associait plusieurs
systèmes innovant : culasse à vis, système d'obturation économique limitant la
fuite des gaz par la culasse et empli de la nouvelle poudre sans fumée.
De
Bange, entre 1877 et 1882, créa la première artillerie moderne et homogène
basée sur des armes en acier à canon rayé et chargées par la culasse :
- Canons de campagne de 90 et 80 mm
- Canon de montagne de 80 mm
- Canons de siège de 120 mm
- Canons de place de 155 mm
- Canon court de 155 mm
- Mortier de 220 mm
- Canons de 240 et 270 mm.
Mais le principal mérite de De Bange réside, pour les pièces lourdes, dans son
système de frein hydraulique limitant fortement le recul de la pièce
permettant de garder le même pointage pour chaque obus.
De plus, différentes innovations des dispositifs de visée et de nouveaux
procédés naquirent au fil du temps : réglettes et planchettes de tir, abaques,
divers instruments d'observation, lunettes stéréoscopiques et télémètres.
Lors de la Grande Guerre, le matériel De Bange fut employé pour palier le
manque d'artillerie française.
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Embrasure
Appellation générique pour une ouverture de tir (artillerie ou arme portative)
dans une muraille.
Enceinte
Muraille ou simple levée de terre ceinturant ouvrage fortifié.
Escarpe
Paroi interne d’un fossé en vis-à-vis de la contrescarpe.
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Face
Front de forteresse ou de fort où les assauts ennemis sont les plus probables.
Fascine
Entrelacs de branchages en protection de remblai.
Fort
Fortification fixe et durable munies de casernements et batteries.
Forteresse
Ville ou vaste place fortifiée de manière permanente permettant une défense
militaire mais aussi la mise à l’abri de civils.
Fortification
Défense militaire d’un secteur (région, ville, pays) au moyen de constructions.
Fossé diamant
Petit fossé en pied d’un petit ouvrage rendant l'accès difficile, les débris de
murailles bombardées y tombent limitant ainsi l’obstruction des embrasures.
Fossé
Tranchée pratiquée tout autour d'un ouvrage conforté rendant l’accès malaisé.
N'est pas rempli d'eau.
Fulmicoton
Nitrate de cellulose ou
encore nitrocellulose, c'est un explosif propulsif très puissant provenant de
l'association d'acide nitrique, d'acide sulfurique et de cellulose.
Fusée
La fusée, montée sur l'obus, est le dispositif permettant la mise à
feu de la charge explosive. il existe trois type de fusée :
- à percussion, mise à feu au contact de la cible ;
- à retard, mise à feu ultérieure au contact ;
- de proximité, la fusée explose avant l'impact.
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Gargousse
Emballage de toile de la charge de poudre à canon.
Glacis
Terrain découvert n’offrant aucune protection à la troupe.
Gorge
Partie de l’ouvrage la moins exposée (contraire de la face).
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Haha
Fosse sous tablier du pont-levis d’un fort.
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Infanterie
Le terme provient du mot italien "fante" signifiant serviteur. Ces corps,
formés de fantassins, combattants à pied, utilisent des armes portatives,
fusils, grenades, pistolets, armes blanches, etc. , L’infanterie, depuis la
plus haute Antiquité, formait l'essentiel des armées, sauf au Moyen Âge, où
elle fut supplantée par la cavalerie.
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Lance-roquettes
La roquette, missile non guidé, est pointée sur sa trajectoire par
ce lanceur. La charge propulsive embarquée dans le projectile est plus
faible que l'équivalent canon mais permet de s'affranchir du recul. Les
roquettes datent des XVIIIe et XIXe siècles mais, supplantées par le canon
rayé, furent pratiquement inutilisées lors de la Grande Guerre.
Elles reprirent du service en 39-45, notamment avec les « orgues de Staline »
.
L'ancêtre des missiles balistiques actuels est le V-2 allemand qui quittait
l'atmosphère terrestre et portait à 350 km.
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Mélinite
Explosif inventé en
1885 par Eugène Turpin, industriel Français fabricant de jouets en caoutchouc.
Ce puissant explosif, qui tire son nom de son aspect similaire au miel,
sirupeux et ambré, facile d'emploi, permettait de remplir aisément les obus
creux.
La mélinite exploitait les propriétés explosives de l'acide picrique sous
forme de picrate de potasse.
Sa force de la déflagration était 25 fois plus importante que les explosifs connus
à l'époque.
Du 11 août au 25 octobre 1886, différents obus à la mélinite furent essayés
sur le fort de la Malmaison, entre Soissons et Laon, sacrifié pour l'occasion.
La faible résistance des fortifications face à ce nouvel explosif conduira à
une crise des forts nécessitant la reprise entière du programme Séré de
Rivières.
Minenwerfer
Littéralement "lanceur de bombes". Il s'agit de mortiers de tranchées, à tir
courbe, mis au point par les Allemands bien avant 1914 et qui firent des
dégâts considérables aux tranchées françaises. Leur plus puissant modèle
lançait des bombes de 1 000 Kg.
Mortiers
C'est un canon imprimant des trajectoires hautes et très incurvées
permettant d'atteindre une cible, masquée par un obstacle (en défilé). Les
munitions, bombes à ailettes portant la charge propulsive, étaient chargées par
la bouche dans un canon court et lisse. Rustiques et simples, aisément
transportables, les mortiers de petit calibre étaient bien adaptés au combat
d'infanterie. Les mortiers lourds à canon rayé, chargés par la culasse, étaient
utilisés pour détruire les positions fortifiées.
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Obusier
D'origine, l'obusier, par sa longueur de tube moyenne, peut tirer,
suivant l'angle d'élévation, à une distance relativement longue comme un
canon, ou atteindre une cible défilée (masquée) comme un mortier. Aujourd'hui
on a tendance à confondre canon et obusier.
Obus-torpille
Appellation étonnante datant des années 1880 et définissant les
premiers obus destinés à éclater sous l’action d’une charge explosive embarquée.
Ce terme de torpille provient vraisemblablement de la grande puissance de ces
nouveaux matériels qui était comparée à celle des récentes torpilles fabriquées
depuis 1876 par la marine française.
Ouvrage (fortification)
N’importe quelle construction fortifiée
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Poliorcétique
Art et manière d’assiéger une place forte.
Poterne
Issue auxiliaire et close permettant l’accès aux fossés.
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Redoute
Ouvrage secondaire accueillant une batterie ou faisant office de réduit
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Shrapnel
Projectile, inventé vers 1784, dont l'explosion projette des éclats
meurtriers à hauteur d'homme. Les premiers shrapnels étaient des boulets creux
remplis de balles en plomb. Sous l'action d'une fusée primitive l'enveloppe se
fragmentait et expulsait violemment les balles avant l’impact au sol. Le cumul
de la vitesse de l'engin et de la vitesse acquise par les balles lors de
l'éclatement permettait de couvrir efficacement un large secteur.
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Traverse
Merlon de terre ou de maçonnerie levé en travers pour se protéger
des tirs en enfilade.
Trouée de Charmes
La
soixantaine de kilomètres qui sépare Nancy d'Epinal était libre de forts,
hormis celui de Manonviller, et constituait la trouée de Charmes.
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