American Ambulance Field Service
Page de La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot, dernière m à j : jeudi, 15. janvier 2004

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Préambule Lorsque éclate la première guerre mondiale, de jeunes américains, présents en France en cet été 14, constituèrent un service d’ambulances de campagne en soutien à l'hôpital américain de Neuilly. Ainsi naquit le service américain d'ambulance de campagne, American Ambulance Field Service, dont le responsable, A. Piatt Andrew, recruta des milliers de volontaires en Europe et en Amérique. Cette organisation, AAFS de 1914 à 1917, deviendra sous l'impulsion de Stephen Galatti et de Piatt Andrew, un corps auxiliaire, l'AFS.
Mes sources proviennent essentiellement de l'Université du Kansas qui possède de nombreux ouvrages sur l'histoire de l'ambulance américaine en France entre 1914 et 1917. On en trouvera la liste sur Internet. De plus ils ont réalisés un extraordinaire travail de mise en ligne de certains écrits, notamment les lettres personnelles de Leslie Buswell qui, âgé de 25 ans en 1915, était conducteur d'ambulance à la Section au Bois-le-Prêtre. Ces lettres ont fait l'objet de deux éditions (diffusion privée) en 1915, chez Houghton Mifflin à Boston, " With the American Field Service in France " et en 1916 sous le titre " Ambulance no. 10, Personal letters from the front " |
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Au début du vingtième siècle, nombreux étaient les Américains à séjourner en France. Etudiants, touristes, voyageurs ou encore résidents sillonnaient nos régions. Rien qu’à Paris, ils pouvaient être 100 000 l'été. En 1904, l’un d’eux, Harry Antony van Bergen, et un ami, le Docteur Magnin, décidèrent de créer une « Société pour la fondation, à Paris, de l'Hôpital des États-Unis » qui sous la forme d’une association, régie par la récente loi française du 1er juillet 1901, se fixa pour objectif de faciliter aux ressortissants américains l’accès aux soins pratiqués par médecins formés aux États-Unis. C’est en 1906, associés à sept notables de la communauté américaine, qu’ils fondèrent l'Hôpital Américain de Paris. A la recherche d'un bâtiment adapté, le président du conseil d'administration, John H. Harjes, achètera en juillet 1907 une propriété à Neuilly-sur-Seine. En 1914, l’établissement ouvrit sa propre école d'infirmières qui fonctionnera jusqu'en 1930. |
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A. Piatt Andrew, 1873-1936) La fondation, dès le début du conflit, devînt naturellement le point de rassemblement de tous les Américains amoureux de la France et désireux de venir en aide aux blessés. Les locaux de l'hôpital de Neuilly se révélèrent rapidement trop exigus aussi un splendide bâtiment scolaire, le Lycée Pasteur alors en voie d'achèvement, fut loué. Avec un renfort important en personnel médical, médecins, chirurgiens et infirmières, venu des Etats-Unis, cet « hôpital américain d'ambulance » fut en mesure d’accueillir plus de six cents blessés. La générosité d'un mécène américain permis assez vite l’ouverture d’un second établissement du même type. Installé au collège de Juilly, à 30 Km au nord-est de Paris, il avait une capacité de 200 lits environ et de grands médecins américains vinrent y travailler. Dès le début il apparut que le transport rapide des blessés comptait autant que la qualité du traitement médical et chirurgical. En septembre, 1914, lorsque la bataille s’approchera très près de Paris, une douzaine d’automobiles données par des Américains, transformées à la hâte en ambulance, et conduites par des volontaires, parcoururent en d’incessants va-et-vient, de nuit comme de jour, la distance Paris-Front de la Marne. |
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A partir de l'automne-hiver 1914-1915, l’AAFS pris de l’ampleur et ses missions rayonnèrent sur l’ensemble du front. Ses moyens se renforcèrent notamment avec l’arrivée de très nombreux jeunes volontaires américains pour conduirent les ambulances. Les sections d’ambulances détachées des hôpitaux de Neuilly et Juilly devinrent plus ou moins indépendantes et, souvent attachées aux nombreuses armées françaises, elles furent plus de cent à ramasser les blessés sur les champs de batailles de Belgique et de France. En Alsace, l’AAFS fut le seul service d’ambulance automobile. Grâce à la légèreté et à la puissance de ses petits véhicules américains, ils étaient les seuls services automobiles à pouvoir emprunter les pentes escarpées des Vosges. Les services médicaux de l'Armée française, quant à eux, du fait de la masse des autos françaises et de leur puissance limitée, étaient condamnés à utiliser des mules pour évacuer les blessés vers l'arrière.
Crédit photographique Musée de Blérancourt La durée de transport, des avants postes aux hôpitaux de l’arrière, qui était de quatre ou cinq heures fut ainsi réduite à moins de 60 minutes et le confort de ces grands blessés amélioré. Des ambulanciers de cette section reçurent la "Croix De Guerre" pour leur bravoure.
L’AAFS mit également à disposition de
l'armée française, un hôpital mobile, d’une trentaine de tentes, équipé
pour accueillir 140 blessés. L’ensemble du matériel et des installations
pouvait être démonté et chargé sur des camions automobiles en moins de 3
heures. Sa mission était de suivre, à travers les régions dévastées,
l’avance de l'armée française. L’AAFS mit en place le schéma ci-dessous pour le traitement et l'évacuation des blessés sur le front. La zone était découpée en 3 secteurs : le front, l'arrière immédiat encore sous le feu ennemi, la zone des hôpitaux et d'évacuation à l'abri des tirs. Depuis les premières lignes, les brancardiers militaires amenaient les blessés à des postes de secours, situés entre la deuxième et la troisième ligne de tranchées. Là, les ambulances de l'AAFS les prenaient en charge, on notera au passage le courage de ces américains qui exposaient leur vie à vie à chaque voyage. Après un premier "tri" en zone bombardée, ils étaient évacués vers 3 trois types d'hôpitaux, "de campagne", "de base" et enfin "d'évacuation" à partir desquels ils étaient acheminés vers l'intérieur par chemin de fer. |
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Après 1918, l’AFS conserva un rôle actif puis lorsque survînt la Seconde Guerre Mondiale, Stephen Galatti, sans Andrew décédé 3 ans plus tôt, remis sur pied un important service d’ambulances. Les volontaires de l'AFS furent à nouveau présent sur tous les fronts, en Angleterre en 1940, en Grèce et en Palestine en 1941. Ils suivirent les troupes alliées en Afrique du Nord, en Italie, en Inde...
L'AFS participe à la paix et à la reconstruction et propose dès 1946 d’accueillir des étudiants étrangers dans les lycées américains. C'est une idée révolutionnaire, jamais tentée par aucun gouvernement ou organisation privée. En 1950 un centre permanent est créé à New York et dans plusieurs pays occidentaux se développent des associations affiliées à l'AFS. A la mort de Stephen Galatti en 1964, elle était devenue l'organisation internationale la plus importante en la matière. Les années 80 virent son implantation se mondialiser en atteignant les pays socialistes d'Europe et Chine après avoir touché auparavant les pays en voie de développement. |
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Les ambulanciers américains au Bois le Prêtre ou, Autour du Bois le Prêtre, la "forêt de la mort"
La section 2, basée à Pont-à-Mousson, a commencé son service à la mi-avril 1915 au Bois le Prêtre. Divisée, dans un premier en deux sous sections, Dieulouard et Pont-à-Mousson, elle demeurera dans ce secteur jusqu'en février 1916, date à laquelle elle fut déplacée sur Verdun. Pendant dix mois, Pont-à-Mousson devînt donc la base de la section n°2 de l’AAFS. Spécialement attachée aux combats du Bois le Prêtre, la section dotée de vingt voitures, était placée sous le commandement Edward Van D. « Ned » Salisbury, de Chicago. Elle assura l’évacuation de très nombreux blessés, plusieurs centaines par mois, dus à ces terribles combats. La section débuta son travail en avril, d'abord sous la direction d’ambulanciers français, puis seuls car les Américains apprenant vite s’adaptèrent aisément à leurs nouvelles fonctions. Ils permirent ainsi aux Français d’apporter leur assistance en un autre point du front. La « forêt de la mort », comme les Allemands l'avait appelé, a maintenu la section pendant l'été de 1915 sur Pont-à-Mousson et ses environs, continuellement sous les tirs et bombardement allemands.
Deux des membres de cette section ont laissé
de nombreux témoignages écrits sous la forme de lettres contant leurs
activités quotidiennes. Il s’agit de
Les lettres de Leslie Buswell
http://www.lib.byu.edu/~rdh/wwi/memoir/Buswell/AAFS1.htm furent
publiées en 1915 et 1916 quoique ce ne fut pas leur vocation. Celui qui
le fit, Harry Davis Sleeper, rendît ainsi hommage à leur auteur et à
tous ces volontaires américains qui vinrent souffrir et mourir alors que
personne ne leur avait rien demandé. Quelle plus belle preuve
de don de soi et d’abnégation ! Cet ami de Leslie Buswell,
H. D. S. |
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Pour ma part je ne peux résister à l'envie d'en livrer quelque traduction libre, en demandant l'indulgence des puristes de la langue de Shakespeare.
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| Noms et adresses des membres de la section 2 en poste à Pont-à-Mousson (août 1915) dans certains cas les adresses étrangères ou provisoires sont données telles qu'elles apparaissaient dans la liste prise à Paris |
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All, Frederick Hunter Andrew, A. Piatt Austin, Kenneth LeRoy Avard, Percy L Balbiani, Roger M. L Balsley, H. Clyde Barclay, Leif Norman Bate, Frederick B Breese, Robert P Brenner, Michael Brewer, Leighton Budd, Otto William Burleigh, Robert O Buswell, Leslie Caldwell, Victor B Campbell, Joshua G. B Carb, David Carey, Arthur G Cate, Philip Childs, James Rives Codman, Charles R Colton, Samuel, Jr Cuninghame, Richard J Cunningham, John Earl Curley, Edmund J Davis, Mahlon W Davison, Frederick T Dawson, Benjamin F Delabarre, Laurence H De Maine, Harry Diuguid, B. Garnett Doty, Ralph Z Douglass, David B Doyle, Luke C Du Buchet, Victor-A Emerson, William K Ewell, Andrew T Fay, Samuel P Fenton, Powell Ferguson, Danforth B Ferguson, Fearchar J Fischoff, Pierre Fleurot, Georges G Francklyn, Giles B Freeborn, Georges F Freeborn, Charles J Garver, Milton Stahl Gile, Harold H Girdwood, Kenneth Glover, John Halcott Hale, Herbert D Hall, Melville R Hamilton, Thomas L Haney, Paul S Hansen, Sigurd Hardon, Henry Knox Harle, James W Hayden, Edward E Hellier, Walter H Henderson, A I Hill, Dudley L Hill, Lovering Hobbs, Henry Homer |
Allendale, S.C. Gloucester, Mass. Lausanne. New York City. Cuba. San Antonio, Tex. New York City. Chicago, Ill. New York City. New York City. New York City. San Antonio, Tex. Hudson, Mass. London. Omaha, Neb. New York City. Boston, Mass. Cambridge, Mass. Brookline, Mass. Lynchburg, Va. Boston, Mass. Worcester, Mass. Edinburgh. Boston, Mass. New York City. Brookline, Mass. New York City. Philadelphia, Pa. Boston, Mass. London. Lynchburg, Va. New York City. West Newton, Mass. Worcester, Mass. Paris. New York City. Cambridge, Md. Boston, Mass. Philadelphia, Pa. New York City. New York City. Paris. New York City. Lausanne. San Francisco, Cal. San Francisco, Cal. New Haven, Conn. Colorado Springs, Col. West Orange, N.J. London. New York City. Ann Arbor, Mich. Nyack, N.Y. Quakertown, Pa. Paris. New York City. New York City. Watertown, Mass. Boston, Mass. New York. Peekskill, N.Y. New York City. New York City. |
Holt, Carlyle II Huffer, John Francis Hulbert, J. Cowan Jennings, Allan R Johnson, C. Chouteau Kent, Peter L Kingsland, Arthur. Kingsland, Harold L. Lawrence, Richard Lockwood, Preston Lovell, Walter Lyman, James Otis- Lyon, John.. Maclay, Robert Martin, William T MacGibeny, Donald H McClary, George B McConnell, James R McFadden, John H., Jr McGrew, Dallas D. L McMenemy, Logan Melcher, John Mellen, Joseph M Montgomery, Rodman B Muhr, Allan H Nalle, Albert Nevin, Ogden Nightingale, Henry O Ogilvie, Francis D Osborn, Earl D Peirce, Waldo Quinby, Kenneth Reese, George F Rice, Durant Riggs, Carroll Robertson, Malcolm Rochefort, John E Rockwell, J. George Roeder, George H Rumsey, Lawrence Ryan, Dolp F Salisbury, Edward Sayer, J. Sears R Schroeder, Bernard M Sibley, Hiram Smith, Thomas J Smith, Phillip Durant Stebbins, Roland W Steel, George Suckley, Henry M Taylor, John C Taylor, J. B Tefft, Lionel Victor Townsend, Edward D Townsend, Herbert P Wadsworth, George Wainwright, Carl Walden, Donald M Webster, Herman A White, Victor G Willis, Harold B Winant, Frederick J Woodworth, Benjamin |
Hingham, Mass. Paris. St. Louis, Mo. Philadelphia, Pa. St. Louis, Mo. New York City. New York City. New York City. Groton, Mass. St. Louis, Mo. Newtonville, Mass. Bellport, N.Y. New York City. New York City. Burlington, N.J. Indianapolis. Oak Park, Ill. Carthage, N.C. Philadelphia, Pa. Boston, Mass. Rockford, Ill. New York City. Garden City, N.Y. New York City. Paris. Bryn Mawr, Pa. Riverton, N.J. Detroit, Mich. St. Andrews Lin New York City. Bangor, Maine. Pittsburg, Pa. Ravenna, O. New York City. Washington. Brooklyn, N.Y. Paris. Bradbury, Conn. New Brunswick, NJ. Buffalo, N.Y. New York City. Chicago, Ill. New York City. Paris. South Bend, Ind. Chicago, Ill. Brooklyn. Williamstown, Mass. Paris. Rhinebeck, N.Y. New York City. New York City. Peoria, Ill. New York. New York. Buffalo, N.Y. Paris. Brooklyn, N.Y. Paris. New York City. Boston, Mass. New York City. Germantown, Pa. |
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Ouvrages et recueils de membres de l'AFS (1919) |
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