Historique sur les monuments aux morts
Page mise à jour le samedi, 15. novembre 2003 du site La Grande Guerre en Lorraine de Michel Jacquot
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Il existe des monuments aux morts antérieurs à la Grande Guerre, par exemple à Fontenoy-sur-Moselle ou à Noisseville. L'association du Souvenir Français, créée en 1887 par Xavier Niessen, fut probablement le promoteur de cette pratique suite au sacrifices des 100 000 morts de la guerre de 1870-1871. Toutefois leur généralisation, en France comme en Allemagne, est bien née de la Grande Guerre. Il semblerait même que l'idée vienne des Allemands pour remplacer les listes mortuaires tenues en mairie. |
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La France compterait environ 35 000 monuments dont seulement dix environ considérés comme pacifistes à l'instar du mémorial de Saint Martin d'Estreaux dans la Loire. |
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Le monument de Saint Martin d'Estreaux comporte des panneaux évidemment pacifistes. L'un prône que pour vouloir la paix il faut la préparer, "Si vis pacem, para pacem", un autre se termine par ces mots "Maudite soit la guerre" et le dernier dresse un bilan de la Grande Guerre. A noter qu'en 1921, ces inscriptions, à peine gravées, furent contestées par une partie de la population. |
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La construction généralisée de ces monuments correspondit au besoin de surmonter les traumatismes psychologiques de l'après-guerre. Il faut toutefois noter certaines rivalités, entre communes voisines, engendrant une "compétition" quant au nombre de fils donnés à la Mère Patrie. Cependant avec près d'un million et demi de morts la Première Guerre Mondiale marqua tant les esprits qu'il fallut absolument faire communier les deuils individuels. Ces mémoriaux apparaissent comme autant de lieux d'un culte laïc commémoré chaque 11 novembre où, le dépôt de gerbes et les discours prononcés mettent à l'honneur les citoyens morts pour la patrie. Les monuments sont des repères temporels qui ne peuvent être dissociés de l'idée même de la Liberté. Placé au coeur de la cité, plus rarement sur les lieux de combats eux-mêmes, malgré son caractère désormais désuet aujourd'hui, personne n'est en droit de nier que le monument aux morts incarne encore la mémoire collective. Il mérite toujours sa place, même si souvent sa pierre est épaufrée, ses gravures érodées, ses inscriptions quelquefois illisibles. , |
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Il est toujours chargé de la même émotion pour le peu que l'on prenne le temps de se projeter dans notre proche passé. Supposons que nous soyons en ce chaud mois d'août 1914 ! Il suffit d'un peu d'imagination pour se rendre compte comment nos anciens partirent en enfer sans savoir s'ils reverraient, leur clocher, leur lopin de terre, une mère, une promise ... A l'éclairage de l'Histoire, quel effroi ! La plupart n'avait pas 25 ans. Au delà de la mort, qui peut mesurer la somme des souffrances endurées par plus d'une génération. Dans quelle détresse nos aînés revinrent du pays d'où l'on ne revient pas ? Aujourd'hui, ma génération s'inquiète de futilités, de ses maîtresses, les plus jeunes voient en la Star'Ac plus que leur propre avenir. SMS et téléphones mobiles sont au coeur des pensées du milliard d'humains qui laisse crever les 5 autres sans bouger. Quelle dérision ! |
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